Les plus jeunes posent aux gars «affranchis» avec leur pantalon à pattes d'éléphant, leur foulard tordu sur leur nuque rasée.

À lire aussi de Eugène Dabit

Souvent, je m’étends sur mon lit, et je m’efforce de fixer mon esprit sur un souvenir, un événement précis de ma vie. Mais bientôt d’autres pensées m’assaillent, venues je ne sais d’où, et me voilà si loin de ma pensée première. Je rêvasse. Presque incapable de suivre avec force et longuement une pensée. Cela est commun, et banal, sans doute. Décourageant. Je ne puis lutter avec succès que si j’écris. Du reste, j’aime assez cette « rêvasserie ». Bien qu’elle dévore des heures que je pourrais consacrer à l’étude, à la lecture.
La vie que nous menons est si trépidante, mouvementée, surprenante, incohérente quelquefois, que je ne trouve guère le moment d’ouvrir ce carnet. Et puis, je ne m’en sens pas le goût ; ou encore, cette vie commune ne m’en laisse pas le loisir, on discute, on traîne, on s’attend. Et ainsi, les jours ont passé ;
Je ne puis rien écrire sur ce départ. C’est, à la fois, trop facile et trop lourd à remuer.
Impossibilité d’écrire, parce que ma pensée, ma vie (et tant d’autres vies) a trop de replis, trop de détours. Rien qui ne se présente simplement, franchement, totalement. Rien qui ne soit pour moi vérité absolue. Hormis, pour moi-même, ma propre vérité. (Mais comment la reconnaître, bien l’éclairer, c’est le drame.)
Il aimait prendre une « bonne cuite » l'hiver, avant de se coucher. Elle l'avait rendu exigeant et difficile. La vie à deux use le coeur d'un homme.
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toute vie mérite qu'on s'y attache
Il aimait prendre une « bonne cuite » l'hiver, avant de se coucher. Elle l'avait rendu exigeant et difficile. La vie à deux use le coeur d'un homme.
La vie à deux use le coeur d'un homme.